Plus qu’un mois avant le retour…

Ça fait un bon bout de temps que je n’ai pas écrit d’article sur le blog…  Il faut dire que j’ai été particulièrement occupé ces derniers temps.  Entre le rush de la fin de mon mandat et la recherche d’emploi pour mon retour au Québec, je n’ai pas trouvé le temps ni l‘énergie pour vous raconter quoi que ce soit.

Moi et Ibrahim menons une p’tite vie tranquille en ce moment.  Comme la chaleur est revenue en force, j’ai recommencé la natation.  Les week-ends, on sort parfois à la guinguette pour se rafraichir.  La Guinguette c’est une rivière à environ 15 km de Bobo-Dioulasso où les gens vont se reposer, nager un peu ou laver des vêtements!  On va aussi se payer une crème glacé une fois de temps en temps, un nouveau « bar laitier / pâtisserie » vient d’ouvrir tout près de chez nous.  

Au début de février, nous sommes allés au Niger durant deux semaines, question de se reposer un peu et voir la famille d’Ibrahim et les amis.  Ça nous à fait du bien.  Malgré qu’Ibrahim ne s’est finalement  pas reposé tant que ça, car il en a profité pour terminer sa soutenance (projet de fin d’études) et il à obtenu son diplôme de technicien supérieur en maintenance informatique et électronique.  Il a travaillé très fort tout au long de ces deux semaines pour réussir à terminer le tout avant de revenir au Burkina.  

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Notre dernière soirée au Niger, en compagnie d’amis d’Ibrahim

À la fin de février, nous sommes retourné faire une promenade à Banfora avec Sarah, une coopérante de Colombie-Britannique qui à habité chez nous durant deux semaines.  Comme on savait qu’on n’aurait peut-être pas la chance d’y retourner, on a profité pour aller voir les dômes en plus des chutes.  Ce fut une journée chaude et difficile, car on a du marcher sous le soleil pendant 40 minutes!  Mais ça en valait la peine.

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En attanadant que Sarah revienne de son excursion sur le lac aux hippopotames, je me suis amusée au djembé et Ibrahim s’est bien occupé du p’tit bébé qui voulait sa maman

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À Banfora, il y a une usine de canne à sucre.  Voici les installation pour l’arrosage des champs.  C’est un système mécanisé, assez impressionnant!

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Les fameux dômes…

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Les chutes de Banfora

Nous sommes maintenant seul dans notre maison, notre colocataire nous à quitter, car comme elle désire rester plus longtemps au Burkina, elle s’est trouvé un appart qui lui convenait mieux que la maison. 

Ibrahim est toujours en stage chez MPI Computec, un cabinet de maintenance et de vente de matériel informatique.  Il aime ça!  Il apprend beaucoup, je me rends compte que c’est un passionné de son domaine, il adore apprendre de nouvelles choses.  C’est le genre de gars qu’il est difficile d’arracher de son travail!  Moi et bien je suis toujours à la MAS (Maison des Associations de lute contre le Sida).  Je prépare en ce moment une formation de trois jours et je finalise les petits travaux en cours.

Mon retour est prévu pour le 22 avril prochain. Je ne sais pas encore où je vais m’installer, idéalement à Rimouski ou Montréal.  J’irai là où je trouverai un emploi.  Si tout va bien, Ibrahim viendra me rejoindre pas trop longtemps après…

Nous somme un peu déchiré en ce moment par l’envie de retourner au Québec et celle de rester ici.  De mon côté, j’ai envie de revoir ma famille, les amis et avoir une vie plus stable, avec un boulot régulier.  Mon p’tit coin de pays me manque.  Par contre, la chaleur et le rythme de vie plus lent, plus relaxe de l’Afrique me manqueront.  Pour Ibrahim ce sera une nouvelle aventure qui commence, la découverte d’un nouveau pays, les chocs culturels, la rencontre de mes amis, revoir les parents… Il entrevoit sa venu au Québec avec plaisir, mais aussi avec quelques craintes.  Je compte sur vous tous pour le mettre à l’aise et lui faire sentir que c’est cool le Québec! 

Bon voilà, c’est pas mal tout pour l’instant. 

J’essaierai de vous donner des nouvelles plus souvent d’ici mon retour.

Je vous laisse sur quelques photos (merci à Sarah pour certaines de ces photos)

À bientôt,

Isa

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Après midi entre amis

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Mes p’tits amis, neveux de mon ami Karim.  Ils sont tellement cüte, chaque fois que je vais chez eux, ils viennent me tendre la main. 

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Le coton du Burkina Faso

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Piscine de l’Escale, là où je m’entraîne

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On peut surement en mettre un peu plus, il reste encore d’la place!

Histoire Africaine : Les jumeaux

Depuis que je suis ici, j’ai remarqué que certaines mendiantes utilisent leurs jumeaux pour demander de l’argent.  Je me suis dit qu’elles « profitaient » (j’utilise le mot sans arrière pensée) du fait qu’elles avaient deux enfants à s’occuper plutôt qu’un et donc qu’elles pouvaient attirer plus facilement la pitié des gens. 

C’est en discutant avec une amie que j’ai compris que c’était beaucoup plus complexe que ça.  Il y a toute une histoire autour des jumeaux.

Ici, on conseille aux parents de jumeaux de sortir chaque vendredi avec eux pour mendier.  C’est ce qui leur apporte la chance.  Riche ou pauvre, si tu as des jumeaux, il est fortement conseillé de le faire pour leur bien-être. Si tu ne le fais pas et qu’ils sont souvent malade, on saura tout de suite pourquoi!

On m’a compté l’histoire d’une femme riche qui avait des jumeaux.  Ces derniers étaient  malades continuellement.  Un vieux demanda alors à la femme si elle sortait les vendredis avec eux pour mendier.  Elle répondit que non, elle n’en avait pas besoin, pourquoi elle devrait mendier, elle a les moyens!

Le vieux lui dit que c’est pour cette raison que les jumeaux sont maladifs, qu’elle doit sortir avec eux, ça leur portera chance et ils ne seront plus malades aussi souvent …

Comme elle avait un peu honte de le faire elle-même, elle demanda donc à une de ses nièces de sortir chaque vendredi avec les jumeaux pour mendier.  Elle allait les porter près de la mosquée et restait caché dans sa voiture à les attendre. Suite à cela, ses enfants furent en meilleure santé…

Une autre histoire autour des jumeaux, c’est qu’ici, chaque jumeau est lié à un scorpion.  On dit que si tu rends un jumeau en colère, fait bien attention à toi, car son scorpion viendra le venger en te piquant!

Les parents de jumeaux ont toujours en leur possession des produits anti-scorpion, car ils auront souvent à disputer leurs enfants et ces derniers seront alors fâchés contre eux.  Ce qui fait qu’ils sont très à risque de se faire piquer par un scorpion. 

Donc ici, si tu as le malheur de te faire piquer par le scorpion, le premier endroit où tu dois te rendre est dans une famille où tu sais qu’il y a des jumeaux, tu seras certain d’y trouver un antipoison.

C’est ça la magie de l’Afrique!

Les friperies en Afrique de l’Ouest

Dernièrement, comme le froid est de plus en plus présent, moi et Ibrahim avons acheté deux polars et deux foulards seconde main pour 9,25$. 

Après avoir fait ces achats, j’ai trouvé assez insolite le fait d’avoir acheté des vêtements usagés qui proviennent peut-être de mon propre continent, pour ensuite possiblement les rapporter chez moi!  Ça m’a quand même donné l’idée d’écrire un article sur le sujet, car la première fois que je suis venue en Afrique, ce marché m’a beaucoup étonné et je crois que ça peut vous intéresser.

En Afrique de l’Ouest, le marché des friperies est hyper populaire.  Un commerce très important s’est développé autour de ces vêtements venus de l’étranger.  Ici, à Bobo-Dioulasso, il y en a un peu partout.  Les vêtements arrivent principalement au marché central.  De là, les revendeurs viennent acheter à un prix plus bas les marchandises (pantalons, t-shirt, soutien-gorge, manteaux, etc.) pour ensuite aller les revendre un peu plus cher à leur kiosque. 

Dans certaines zones de la ville, on retrouve plusieurs boutiques de friperies les unes à côté des autres, des genres de mini marchés de friperies. 

Il y a aussi les vendeurs ambulants qui trimbalent des piles de vêtements soit sur leur dos, sur leur tête ou à bicyclette.  Ils se promènent dans la ville toute la journée, même dans les cartiers les plus éloignés, permettant ainsi aux familles ne pouvant se déplacer, d’accéder à ces vêtements à bas prix.

Mais au fait,  d’où viennent donc toutes ces friperies?  Ces vêtements usagés proviennent principalement des États-Unis et de l’Europe.  Ils arrivent soit par bateau dans des conteneurs, soit par voie terrestre.

Pour ou contre les friperies?

Bien que ce marché soit à première vue très apprécié par les gens d’ici, son commerce a été très critiqué dans les médias, laissant place à plusieurs réflexions.

Bien entendu ce commerce crée beaucoup d’emploi, mais il fait aussi concurrence aux produits locaux fait en coton, qui sont plus cher. En Afrique de l’ouest, le coton fait partie des grandes productions, donc la vente de friperies joue beaucoup sur l’économie locale. 

Aussi, comme ces vêtements proviennent d’occident, on peut percevoir une perte des traditions vestimentaires.  Je ne dirais pas que c’est par choix, car les gens apprécient beaucoup les vêtements traditionnels, mais seulement, ils n’ont pas les moyens de les acheter vu leur prix élevés.  Les friperies ont l’avantage d’avoir un coût très bas, on peut par exemple acheter un jean à 3.00$, un t-shirt à 1,75$.  Pour une chemise et un pantalon en « pagne », un tissu que l’on peut retrouver à bas prix, ça vous coûte minimum 5$ pour le tissu et encore 5$ pour la couture.  Ne parlons pas des tissus traditionnels en coton tissés artisanalement!…

Le commerce des vêtements seconde main permet de recycler des centaines de milles de tonne de textiles en les réutilisant, mais pour certains, il s’agit d’une manière pour les pays occidentaux de se débarrassent de leurs vidanges.  Doit-on se demander si l’Afrique n’est pas prise pour une poubelle?

Donc finalement, doit-on être pour ou contre l’exportation de friperies en Afrique?

Pour ma part, j’aime penser que ceux qui ont entrepris ce commerce le font avec de bonnes intensions, c’est-à-dire, permettre à des gens qui ont peu de moyens de se vêtir à un prix abordable.  Aussi, comme plusieurs de mes amis ici ne se vêtissent qu’avec les friperies, je constate qu’elles sont réellement utiles et appréciés. 

Noël en Afrique!

Je dois avouer que je ne me sentais pas du tout dans la période des fêtes cette année, car rien ici ne me rappelait Noël.  Certes, il y a quelques décorations dans les alimentations, des pères noël gonflables à vendre et quelques guirlandes, mais tout ça ne remplace pas l’ambiance des fêtes de chez nous et surtout pas la neige!  Le 24 décembre, j’avais presque oublié que c’était noël.

Moi et Ibrahim, on se demandait vraiment ce qu’on allait faire cette année pour fêter.  Finalement, à la dernière minutes on a eu tellement d’invitations, qu’il a été difficile de tout faire!

C’est le jour du 25 décembre que tout s’est passé.  En fait ici, les jours de fêtes se ressembles (Noël, Tabaski, etc.), les gens se visitent!  Nous sommes donc allés souhaiter joyeux noël à plusieurs de nos connaissances.  Va chez l’un, va chez l’autre, la journée consiste en une promenade (en moto dans notre cas) entrecoupée d’arrêt chez les amis qui nous reçoivent avec poulet, riz, salade et surtout beaucoup de Coca, de Fanta et d’alcool!!  C’est l’occasion aussi de rencontrer les amis des amis, de discuter, écouter de la musique et parfois même danser un peu!

C’était cool, car même dans la circulation on rencontrait des amis et on s’arrêtait pour discuter et se souhaiter joyeux noël.

Nous avons terminé notre journée chez Séverine et François (un couple d’amis Québécois) qui avaient invité un groupe balafoniste (musique traditionnelle) pour l’occasion.  C’était super bon!  On était une bonne gang et tout le monde dansait au son de cette musique entrainante!

Plus j’y pense, plus je me rends compte que ce n’est pas si différent de chez nous finalement.  La famille, les amis, la bouffe, la danse, la musique… La seule différence c’est que ce n’est pas la même bouffe, la même danse, ni la même musique, mais franchement je peux dire que nous avons eu beaucoup de plaisir!

Je profite de l’occasion pour vous souhaiter à tous un Joyeux Noël!  J’espère que vous vous amuserez autant que nous dans l’temps des fêtes!

Je vous laisse sur quelques photos…

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Dégustation de bonbons pour les enfants!

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Elle est trop mignonne!

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Kadi et Sévrine

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Éric et Maïga

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Ibrahim, François et Karim

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Moi avec Tinta et Sévrine

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Ibrahim est ses amis

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Ce soir on danse!

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Le groupe de la soirée! (Instruments: Balafon, Djembé)

La grande finale du concours RAP IST VIH/SIDA 2008

Le 20 décembre dernier il y a eu la grande finale de la 3ième édition du « Concours RAP VIH/SIDA IST 2008 » à la MAS.

Lorsqu’on m’a demandé d’être jury pour le concours j’ai tout de suite accepté, car les organisateurs de cet événement étaient très motivés et le projet me semblait intéressant.  Et bien, je n’ai pas été déçue!

Ce concours est organisé par les associations Djiguiya Yelen et Djigui Tougou membres de la MAS.  Il s’agit d’une activité pour mobiliser les jeunes de Bobo-Dioulasso et les sensibiliser sur le VIH/SIDA et les IST (Infections Sexuellement Transmissibles).

Le thème de cette année était : Jeunesse, pour un avenir serein, abstient toi jusqu’au mariage! 

Il y avait trois catégories : le Rap, la Poésie et le Théâtre.  Les participants du Rap devaient faire deux prestations, soit une libre et l’autre traitant du Sida.  Pour la Poésie et le Théâtre, une seule prestation parlant du Sida.

L’événement s’est très bien déroulé, tout s’est passé tel que prévu.  Nous avons eu droit à plusieurs prestations d’artistes invités tel que Duni Peace, un groupe Rap assez connu dans la région.  La soirée a réunis plus de 2000 spectateurs !!  La foule était très participative, je crois que tout le monde a beaucoup apprécié.

Pour ma part, j’ai été agréablement surprise de voir le sérieux que certains participants avaient mis dans leur préparation et l’effort fourni par les oganisateurs pour rendre cette soirée intéresante. 

Je lève donc mon chapeau aux organisateurs et je félicite tous les participants pour leurs efforts!! 

Je vous laisse sur quelques photos de la soirée.

 

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 Les participants

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Les gagnants de l’an dernier font une prestation

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Les spectateurs!

 

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 Karim et Batiéba, deux de mes amis et organisateurs de l’événement

 

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Ibrahim et Sévrine

Inauguration du Centre d’étuvage Danièle Desjardins

En septembre dernier, six ingénieurs de l’université de Sherbrooke sont venu au Burkina, plus précisément dans le village de Bama, pour construire un centre d’étuvage de riz.

C’est quoi l’étuvage du riz?  C’est un processus qui sert à obtenir un riz plus nutritif.  Avant d’être décortiqué, le riz est d’abord trempé dans l’eau et ensuite mis dans la vapeur, ce qui permet aux vitamines et minéraux du germe et de l’enveloppe d’entrer dans le grain.  Le riz devient donc plus nourrissant.

Le 18 décembre dernier, c’était l’inauguration du centre et moi et Ibrahim sommes partis là bas pour encourager le groupe et voir le fruit de leur travail.

Nous avons donc enfourché notre moto pour une randonnée de 30 km.  J’avoue que c’est un peu pénible pour les fesses, mais ça en valait la peine!

Le centre est vraiment très grand et bien construit.  Il est divisé en plusieurs salles, une pour l’entreposage, une pour la vente, une pour le triage, etc.  À l’extérieur, un espace en ciment est disponible pour le séchage du riz.

Ils ont aussi construit des fours écologiques qui utilisent l’enveloppe du riz comme combustible.  Avant, les femmes brulaient cette écorce pour s’en débarrasser.  Les fours permettent donc de récupérer une matière, d’économiser sur le coût du bois et de réduire la consommation du bois, une ressource qui a intérêt à être sauvegardée!

Le centre porte le nom « Danièle Desjardins » en mémoire de la maman d’un des ingénieurs décédée au Canada pendant la construction.  Nous avons une pensée toute particulière pour cette femme, que son âme aille en paix…

Je tiens à féliciter toute l’équipe de GCIUS pour son excellent travail et je leur souhaite un bon retour au Canada!!

 

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Les membres du group GCIUS de l’université de Sherbrooke

 

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Le centre d’étuvage Danielle Desjardins

 

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 Le séchage du riz

 

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 Les groupements des étuveuses de riz (composés uniquement de femmes)

 

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Le triage du riz

 

On fête la Tabaski!

Hier, le 8 décembre nous avons célébrer la Tabaski, la fête la plus importante chez les musulmans.

La Tabaski est célébré en souvenir du sacrifice du prophète Ibrahim.  Ce dernier avait déclaré à Dieu que s’il avait la chance d’avoir un fils malgré sa vieillesse, il serait prêt à le sacrifier pour lui.  Ibrahim eut un fils.  Dieu lui demanda  de le sacrifier pour prouver sa soumission envers lui.  Au dernier moment, lorsqu’il allait réellement sacrifier son fils, Dieu constata que le prophète avait une foi inébranlable en lui et l’arrêta.  Il lui demanda de sacrifier un mouton à la place.  C’est donc en souvenir de cette preuve de foi en Dieu que les musulmans sacrifient un mouton chaque année, 70 jours après la fin du Ramadan (jeûne des musulmans).

L’obligation de sacrifier un mouton revient à chaque chef de famille, s’il en a les moyens.  Après avoir égorgé la bête selon certains rituels religieux (récitations de versets du coran) il est dit qu’on doit partager l’animal et trois parties : on remet une partie aux plus pauvres, une autre partie est destinée aux amis et voisins et la dernière partie est pour nous même.

Cette fêtes est aussi une occasion pour faire d’avantage connaissance avec ses voisins, on appelle ça le droit de voisinage.

Ici en Afrique, une semaine avant la fête, on peut apercevoir des moutons partout dans la ville.  Les éleveurs les font défiler dans l’espoir d’en retirer un prix fort.  À ce moment, les moutons sont très chers.  On en a vu de 95$ à 500$.  Un mouton qu’on peut avoir en temps normal à 100$ peut être vendu au minimum à  200$ à l’approche de la fête!  Je peux vous dire que pour obtenir un prix relativement raisonnable, il faut des heures et des heures de négociations!  Heureusement que dans notre cas, Ibrahim est parti avec un de ses amis (Maïga) qui a pu l’aider!

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Les négociateurs avec leur prise!

Habituellement, les gens partagent surtout la viande crue. Comme moi et Ibrahim n’étions pas trop équipés pour débiter la viande d’un animal entier, nous avons décidé d’organiser un méchoui pour l’occasion.    On a invité nos amis pour partager le repas avec nous et avons réservé une partie (1/3) pour la remettre aux mendiants.

Ce fût une belle soirée, je crois que tout le monde à beaucoup apprécié.

Je vous laisse sur quelques photos…

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Le chef Ibrahim qui partage le méchoui!

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Mon amie Kadi et ses enfants

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Moi à l’Africaine et Ibrahim à l’occidental! 

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Des collègue de travail d’Ibrahim

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Les filles de la soirée!

Focus sur notre semaine de lutte contre le sida

Comme je vous en ai parlé dans mon dernier article, nous avons eu toute une semaine d’activités à la MAS pour lutter contre le sida.

 

La campagne de dépistage gratuite s’est très bien déroulée, plus de 200 personnes sont venu se faire dépisté, et ça continue toujours!

 

La marche a mobilisée beaucoup de monde.  J’étais très contente d’être parmi les marcheurs.  Les associations de lutte contre le sida avaient des banderoles, des pancartes, des t-shirt pour l’occasion, bref tout le monde était bien préparé.  Nous avons donc marché de la place Tiéfo Amro jusqu’au Gouvernorat pendant environ une heure, au son de la musique du porte char (genre de char allégorique) et de la fanfare.

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Me voilà au centre des marcheurs !

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On peut voir le grand nombre d’associations participantes

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Notre banderole officielle!

 

Arrivé au gouvernorat, nous avons pu entendre quelques personnalités du monde politique, nommons entre autre la secrétaire générale du SPCNLS et le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, discourir sur l’importance des actions menées dans la région en matière de lutte contre le sida.  La MAS a ensuite remis le mémorandum au Gouverneur et un cocktail s’en est suivi.

 

Par la suite, nous nous sommes regroupés à la MAS pour un dîner communautaire très agréable.  Ça m’a permis de rencontrer les membres des associations et d’en connaître un peu plus sur ce qu’ils font.

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Le dîner communautaire

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Quand on a beaucoup d’invités, on a besoin de grosses marmites !!

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L’Équipe de restauration qui nous a préparé tout un festin !

 

Le soir, pour clôturer notre semaine de lutte, un spectacle à été organisé à la MAS où  théâtres, contes, humour et musique étaient du programme.  Ça été vraiment cool comme soirée, il y avait beaucoup de monde et l’ambiance était bonne.  Presque toutes les animations avaient pour thème le sida.  Bien que plusieurs prestations fussent en langue locale (le Djoula), moi et Ibrahim avons pu nous amuser quand même, car la gestuelle des acteurs était suffisante pour nous faire rire!!  Quant aux chanteurs, ils n’ont pas eu de difficultés à faire danser et chanter la foule qui était très réceptive et enthousiasmée.  Nous avons beaucoup apprécié cette soirée!

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Un peu d’humour pour nous faire rire!

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De la musique pour nous faire danser !

 

Je peux donc dire que notre semaine d’activité à été une réussite.  Je suis contente d’avoir participé à ces événements, c’était la première fois que je marchais pour cette cause et j’envisage recommencer l’expérience au Canada!!

 

La journée mondiale de lutte contre le sida

Le premier décembre, ce sera la journée mondiale de lutte contre le sida.  À la MAS (Maison des Associations de lutte contre le SIDA), l’organisation avec laquelle je travaille, on organise une semaine d’activités diverses pour souligner cet événement.

Les campagnes de dépistages gratuites ont déjà commencé et se dérouleront jusqu’au 7 décembre dans l’enceinte même de la MAS.

Il y aura aussi des collectes de dons de sang, des Cinés-Débats, une distribution de rubans rouges et la circulation d’un Patch Works.

La semaine officielle se terminera le 1ier décembre.  Lors de cette journée, les organisations de lutte contre le sida de Bobo-Dioulasso marcheront ensemble pour sensibiliser la population à la cause.

Suite à cette marche, un repas communautaire ainsi qu’un concert sera organisé à la MAS pour célébrer cette journée très importante.

Pour en connaître d’avantage sur le programme de la semaine, consulter le site officiel de la MAS : www.everyoneweb.fr/masbobo

L’Harmattan est à nos portes !!

C’est maintenant la saison froide qui commence pour nous aussi!! Hé oui, même en Afrique il y a un « hiver ».  Bien sûr, ce n’est pas à comparer avec nos tempêtes de neige du Québec, mais quand même, c’est une saison fraiche, sèche et surtout poussiéreuse!!!
 

La poussière est due principalement à l’harmattan, un vent en provenance du Sahara qui fait tranquillement son apparition à la mi-novembre et qui prend la poudre d’escampette vers la fin février.  Je dois vous avouer que cette période est vraiment difficile, car matin et soir l’air est opaque, remplie de poussière et de fumée (qui provient de tas d’ordure ou d’herbe qu’on brûle dans la rue).
 

C’est particulièrement pénible lorsqu’on est à pied ou à moto, car les voitures soulèvent des nuages de poussières dans les quartiers où la voie est en latérite (sans goudron, sans asphalte!).  Il y a tellement de poussière dans l’air qu’on doit fermer les yeux. On a même commencé à porter un masque sur le nez pour éviter de respirer trop de poussière!!  C’est l’horreur!
 

Comme vous pouvez vous en douter, la période est propice aux maladies respiratoires (bronchites, pneumonies, etc.) et aux maladies telles que la méningite.
 

La température est fraiche matin et soir, environ 16 °C, mais durant la journée c’est assez chaud, vers midi ça peut atteindre jusqu’à 36 °C.  C’est d’ailleurs le principal avantage de cette saison, car la maison demeure juste assez fraiche pour être confortable et l’on bénéficie du soleil durant la journée.
 

J’ai quand même peine à m’imaginer que ce sera ainsi pour 3 mois et demi.  J’ai déjà hâte que la chaleur ardente d’avril vienne nous tomber dessus!  Je ne suis pas « fan » de chaleur extrême, mais je la préfère quand même à la poussière… 

 

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